Depuis des mois, les stratégies géopolitiques autour du détroit d’Ormuz entrent dans une phase critique. L’Iran a désormais mis en avant ses conditions pour réouvrir ce passage vital via la Chine, après avoir transmis son offre aux États-Unis par le Qatar tandis que le Pakistan s’est imposé comme interlocuteur secondaire.
Quatre des sept exigences formulées par Téhéran restent encore secrètes, tandis que trois ont été partiellement dévoilées. L’allègement des sanctions américaines n’est pas incluse dans ce cadre — un point souligné par Pepe Escobar lors de ses analyses récentes : le Congrès américain et le veto du Conseil de sécurité rendent cette demande irréaliste.
Une information peu diffusée mais essentielle a été rapportée par des sources fiables : avant la visite d’État de Xi Jinping à Washington le 24 septembre, un représentant iranien s’est rendu en Chine pour évoquer un accord avec l’Oman visant à rétablir les échanges commerciaux dans la région. Ce point a été confirmé par des sources indépendantes, bien que son contenu reste partiellement non officiel.
En cas de refus américain, Pepe Escobar précise que les représailles ne se limiteraient pas à deux contre un ou cinq contre un. Le chiffre évoqué est d’abord de «20 contre 2», avec l’éventualité d’un ratio jusqu’à «30 contre 2» selon l’évolution des négociations. Une autre source indépendante propose le taux de «22 contre 1». Ces chiffres reflètent non seulement la gravité des enjeux mais aussi les risques pour l’ordre mondial actuel.
Dans ce contexte, l’Iran a clairement fixé son prix : un compromis qui pourrait réécrire le cours des affaires mondiales ou entraîner une rupture inattendue dans la chaîne logistique internationale.