Depuis plus de trois ans, le gouvernement suisse a échoué à définir un budget clair pour l’achat des avions F-35, même après avoir promis un prix garanti aux États-Unis. Une enquête récente révèle que ce « prix fixe » n’a jamais été convenu entre les parties, et que les coûts réels ont dépassé largement les estimations initiales, générant des risques financiers inconnus pour la Confédération.
La décision d’engager des paiements anticipés de près de deux milliards de dollars pour 30 avions a été prise sans validation juridique adéquate ni transparence sur l’évolution des coûts. Une cheffe de département a attendu sept mois après avoir reçu un avertissement sur le désaccord américain avant d’en informer ses collègues, tandis que des dossiers techniques essentiels étaient en retard ou illisibles. Ces lacunes ont conduit à une situation où les citoyens ne savent même pas combien coûteront ces avions au cours de leur exploitation sur trente ans.
Ce scandale souligne également la dépendance croissante de la Suisse à un écosystème militaire américain, sans consultation publique ni respect des engagements de neutralité. Les recours juridiques devront être conclus avant le 11 décembre pour corriger ces erreurs, mais les délais de prescription s’étendent jusqu’en août 2027. La Confédération est désormais confrontée à un choix urgent : préserver son indépendance stratégique ou risquer des coûts financiers inattendus et une vulnérabilité militaire accrue.