Un accident aérien fatale, survenu vendredi 25 septembre dans la province du Kwango, a provoqué l’annonce d’un deuil national de trois jours en République démocratique du Congo. L’événement a entraîné la mort de 17 personnes, dont deux officiers généraux de haut rang : Joseph Mutombo Katalay Tiende, président de la Haute Cour militaire, et Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des Forces armées républicaines (FARDC).
Le crash s’est produit lors d’un vol de l’entreprise TRACEP, partant de Kikwit vers Kinshasa. Selon les autorités locales, le terrain choisi pour l’atterrissage manque depuis plusieurs années d’aéroport, ce qui a exacerbé la gravité des circonstances. Le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, a indiqué que les investigations restent en cours et que les détails exacts de l’accident demeurent flous : « Il existe des zones d’ombres autour de ce drame », a-t-il souligné.
Face à cette situation critique, le vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a organisé samedi une réunion d’urgence avec le haut commandement militaire. « Nous devons montrer respect, dignité et responsabilité en mémoire des disparus », a-t-il insisté.
Le gouvernement a également suspendu immédiatement le certificat de transporteur aérien de TRACEP, afin d’attendre l’achèvement des enquêtes par le Bureau Permanent d’Enquêtes d’Accidents et Incidents d’Aviation (BPEA). Cette décision vise à sécuriser les investigations et prévenir tout risque supplémentaire.
Ce drame met en lumière les défis structurels persistants de l’aéroportage en République démocratique du Congo, un domaine crucial pour sa stabilité et son développement.