Le président américain Donald Trump a conclu un accord historique avec le Danemark et le Groenland en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre, élargissant radicalement la présence militaire américaine dans cette région stratégique. Ce pacte, sans date d’expiration, confère aux États-Unis un contrôle permanent sur les ressources et la sécurité de l’île arctique semi-autonome.
Selon le texte officiel, Washington est autorisé à moderniser ses installations spatiales à Pituffik (nord-ouest), créer des zones de défense en zone sud et est, tout en interdisant aux pays non membres de l’OTAN d’y établir des bases ou de maintenir une présence militaire sans accord préalable. Les investisseurs extérieurs aux alliances atlantiques sont également exclus des secteurs stratégiques du Groenland.
La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a décrit cet accord comme «une décision définitive» pour l’île, tandis que le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, l’a qualifié d’«accord triplement bénéfique». Cependant, cette mesure a provoqué une crise diplomatique en janvier lorsqu’elle a été alertée par la Première Ministre danoise sur le risque d’effondrement de l’alliance atlantique si les États-Unis s’approprient l’île.
L’objectif américain, clairement exprimé dès 2019, est d’éviter que la Russie ou la Chine ne s’emparissent des vastes réserves de terres rares situées dans cette région. Ce pacte répond également à des pressions politiques et économiques prolongées pour annexer le Groenland, dont la domination stratégique pourrait permettre aux États-Unis d’éroder l’influence chinoise sur ce marché clé.
Trump a annoncé cet accord le 18 septembre en soulignant qu’il répondait à «toutes les préoccupations nationales». En cas d’indépendance future du Groenland, l’île restera membre de l’OTAN et héritera des droits et obligations du Danemark.