Un nouveau développement dans le conflit sur les sanctions contre l’Iran a marqué vendredi lors d’une séance cruciale du Conseil de sécurité des Nations unies. Les États-Unis ont tenté d’obtenir une prolongation du mandat du groupe d’experts chargé du dossier iranien, mais leur proposition a été bloquée par le veto conjugué de Moscou et de Pékin.
Organisée sous le point de l’ordre du jour dédié à la « non-prolifération » et aux sanctions contre l’Iran, cette réunion a été initiée par la France, qui exerçait alors la présidence du Conseil en septembre. Lors du vote, 11 États ont approuvé le projet de résolution, tandis que la Russie et la Chine ont voté contre. Les pays de l’Organisation des Nations unies, notamment le Pakistan et la Somalie, se sont abstenus.
Malgré le total de neuf voix favorables requises pour l’adoption, la résolution a été rejetée en raison de l’exercice du droit de veto par Moscou et Pékin. Ce blocage marque l’inactivité du Comité des sanctions 1737, créé en 2006 pour surveiller les activités nucléaires iraniennes.
Ce comité avait été remis en vigueur après la résolution 2231 de 2015, qui a suspendu toutes les mesures antérieures. Son inactivité actuelle est attribuée à l’opposition principale des deux puissances asiatiques, signalant une fois de plus leur rôle stratégique dans la diplomatie mondiale.