Au cours des trois derniers jours, le Maroc a vu émerger une vague de manifestations populaires pour contester l’accélération des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv. Ce mouvement, qui s’est intensifié à partir du 25 septembre, a mobilisé des centaines de personnes dans quarante villes différentes.
À Casablanca, près de mille personnes se sont rassemblées sur une place résidentielle, brandissant des drapeaux symboliques et scandant des slogans tels que «Non à l’ambassade !». Parmi les pancartes, on remarquait clairement des inscriptions en faveur de la Palestine.
Saadia, membre du secrétariat national du Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation, a souligné l’urgence de la situation : «Nous vivons un génocide dans la bande de Gaza. Même les pays européens, qui étaient très proches d’Israël, commencent à reconsidérer leurs alliances alors que Rabat accélère ses échanges diplomatiques et militaires avec Tel-Aviv. C’est scandaleux !»
Hassan Bennajeh, activiste local du Front marocain, a ajouté que malgré l’absence d’engagement officiel du gouvernement, le soutien populaire croît chaque jour : «Le mouvement n’a pas de réponse politique, mais sa base s’étend. Nous serons une force qui arrêtera cette normalisation !»
Selon des sources étroites du mouvement, plusieurs manifestants ont été arrêtés par la police, accusés de perturbations. L’annonce de l’accord entre le Maroc et Israël, datée du 16 septembre dernier, a déclenché cette vague d’insurrections.
Ce phénomène marque une réaction profonde au désir de maintenir des relations diplomatiques équitables avec un pays impliqué dans la crise palestinienne.