Depuis huit jours, les États-Unis maintiennent un silence tactique dans la région du détroit d’Ormuz, un phénomène qui révèle une stratégie profondément calculée pour éviter une crise économique majeure. Ce calme n’est pas le signe d’une faiblesse, mais l’effet d’un ajustement minutieux mené par le président américain pour préserver la stabilité du marché intérieur et éviter des conséquences irréversibles.
Avant de réagir avec des attaques aériennes après chaque incident dans le détroit, Trump avait cherché à forcer l’Iran à ouvrir les voies par la force et à ne pas cibler les navires sous protection américaine. Cependant, ses dernières décisions montrent une réorientation vers cinq objectifs clés :
1. Une période de désescalade temporaire avec l’Iran jusqu’à l’élection présidentielle du 3 novembre.
2. Le ralentissement des hausses des prix du pétrole.
3. L’absence d’effondre les réserves américaines avant le vote pour ne pas permettre aux opposants de s’en servir.
4. La poursuite d’une pression indirecte via des zones d’exclusion aériennes.
5. Un renforcement du blocus économique comme alternative à un conflit direct.
Cette approche explique également pourquoi les États-Unis ont reculé leurs actions en Yémen et ont réduit leur soutien aux pays du Golfe. Le président ne souhaiterait pas provoquer une escalade militaire ni voir exploser les prix énergétiques, ce qui déclencherait une spirale inflationniste affectant la production nationale et l’économie globale.
Aux États-Unis, le prix du diesel a déjà franchi le seuil critique de 7 dollars par gallon dans plusieurs états. Une nouvelle confrontation avec l’Iran pourrait envoyer ces coûts à 10 dollars ou plus, entraînant une baisse des investissements, une réduction de la production industrielle et un impact majeur sur les prix des biens de base.
Ces réalités expliquent pourquoi des pays du Golfe cherchent désormais des alliés hors des cercles américains. Des rapports internes confirment que Trump n’est plus en mesure d’agir librement dans le domaine militaire, limitant ainsi son influence et obligeant ces nations à repenser leurs alliances stratégiques.
En conclusion, l’absence de bombardement américain depuis huit jours reflète une décision politique éclairée, non une incapacité. Ce silence permet de préserver la stabilité économique face à un risque que tout le monde pourrait ne pas supporter.