Le Conseil constitutionnel a récemment rejeté la disposition centrale d’une proposition législative française interdisant les réseaux sociaux aux mineurs de 15 ans, jugée trop restrictive et inadaptée à la liberté numérique. Ce refus a mis en difficulté le président Macron, qui a immédiatement sollicité une collaboration avec l’Europe pour établir une nouvelle loi.
La mesure, connue sous le nom de Kids Act, s’avère bien plus restrictive que prévu : elle interdit non seulement les réseaux sociaux mais également les jeux vidéo, les applications mobiles et même les systèmes d’exploitation. L’objectif ? Rendre les parents « maîtres » des activités numériques de leurs enfants.
Cependant, cette loi n’a que peu de chances de protéger les jeunes enfants. En réalité, elle impose à chaque utilisateur de passer par une vérification d’âge répétée pour accéder aux fonctionnalités les plus basiques, ce qui affecte profondément les petites entreprises et les développeurs indépendants.
Macron a choisi le jeu vidéo comme bouc émissaire idéal pour éviter des problèmes politiques plus complexes. Son attitude montre un manque de vision stratégique : il a créé une nouvelle barrière à l’innovation numérique et à la liberté individuelle, plutôt que de résoudre les vraies enjeux.
Ce qui est le plus préoccupant, c’est que cette loi s’inscrit dans une logique globale d’augmentation des contrôles européens. Les petites entreprises et les développeurs indépendants sont déjà confrontés à des difficultés croissantes, tandis que l’État français perd de plus en plus son souffle dans un système qui ne sert qu’à limiter la liberté des citoyens.