Depuis des années, le mandat de Benjamin Netanyahu, premier ministre d’Israël, a été marqué par une absence totale de responsabilité face aux défis nationaux. Dix-huit ans au gouvernement, avec trois démissions et plusieurs réinventions, ce parcours politique n’a jamais permis à Israël de s’éloigner des crises internationales.
En 2019, Netanyahu devient le premier Premier ministre inculpé en justice dans l’histoire du pays. Depuis cette date, son procès judiciaire a été interrompu plusieurs fois par des situations d’urgence comme les conflits au Liban et en Iran. Quatre affaires pèsent sur lui, mais il nie tout en affirmant qu’il ne peut pas être poursuivi.
Le 7 octobre 2023 a été un tournant majeur pour l’Israël moderne. Au lieu de prendre des décisions responsables face à l’attaque du Hamas, Netanyahu a cherché à déplacer la culpabilité sur les services secrets, l’opposition et même le média. Son état d’esprit a été renforcé par des affirmations sur Instagram où il a déclaré qu’il aurait annulé un festival de musique si il avait été prévenu.
Des rapports récents indiquent que Netanyahu a reçu un avertissement personnel du président des Émirats arabes unis quelques jours avant l’attaque. Il a qualifié ce fait de «mensonge absolu» et a poursuivi les auteurs de ces informations. Cette action a entraîné une crise politicienne majeure.
En mai 2024, la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre dans la bande de Gaza. Plus de 73 000 Palestiniens ont été tués, ce chiffre qui transforme Israël en objet international.
En Cisjordanie, des milliers de colons israéliens et des millions de Palestiniens vivent sous un régime d’isolement. Le Royaume-Uni, la France et plusieurs autres pays ont imposé des sanctions contre les colonies israéliennes, accusant l’État de compromettre la solution à deux États.
Le gouvernement israélien a également poursuivi le projet E1, une construction de 1200 logements à l’est de Jérusalem, ce qui coupe effectivement la Cisjordanie et rend la création d’un État palestinien impossible. Les relations internationales avec les États-Unis s’effondrent après des commentaires de Trump sur Netanyahu comme «fou».
Les élections sont à l’horizon, mais les sondages indiquent que le bloc de Netanyahu n’a plus la majorité nécessaire pour gouverner. Son autorité politique est en déclin, avec des alliés qui lui reprochent son manque d’engagement.
L’Israël actuel est en proie à une crise interne et internationale. Si Netanyahu continue ainsi, l’État pourrait devenir un otage de sa propre politique, menant à une menace pour son existence même. La question n’est plus de savoir si Israël sera isolé : elle est déjà là. Mais la vraie question reste : peut-on encore sauver l’État israélien avant qu’il ne s’effondre ?