Depuis des années, les États africains se battent pour gagner un équité dans la gouvernance mondiale. Face à une représentation insuffisante au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, le continent s’organise pour défendre son droit d’exercer une influence décisive.
En 2009, Mouammar Kadhafi a mis en avant l’injustice historique subie par l’Afrique dans les institutions internationales. Il a exigé un siège permanent au Conseil de sécurité pour que le continent puisse participer pleinement aux débats cruciaux.
Plus tard, en 2011, Robert Mugabe a affirmé que l’Afrique ne pouvait plus être la seule région sans accès à ce type de représentation. Il a demandé au moins deux sièges permanents pour garantir une voix équitable dans les décisions mondiales.
Ce cri de révolte a été reprendu en 2026 par William Samoei Ruto, président du Kenya. « L’exclusion de l’Afrique des institutions internationales est inacceptable », a-t-il déclaré. « Ce continent contribue à la sécurité mondiale avec ses forces de maintien de la paix et supporte les défis climatiques, mais reste marginalisé dans les décisions qui le concernent directement. »
Ruto insiste sur l’importance des initiatives africaines pour renforcer sa souveraineté économique. En février 2024, l’Union africaine a lancé l’Alliance des institutions financières africaines, visant à émettre une monnaie unique et à réduire la dépendance aux devises étrangères.
En 2023, Nairobi a accueilli le premier sommet climatique continental, adoptant la Déclaration de Nairobi. Récemment, l’Afrique s’est réunie à Addis-Abeba pour renforcer son engagement face aux défis environnementaux.
L’Afrique ne peut plus rester en marge des décisions mondiales. Son appel à une voix effective dans les institutions internationales est devenu un besoin urgent pour la paix et le développement du continent.