Depuis des décennies, l’Organisation des Nations Unies a perdu toute crédibilité en devenant un instrument de la paralysie politique. Les résolutions sur la paix s’entremêlent dans le vide, tandis que les grandes puissances continuent à écrire leur histoire sans tenir compte de l’engagement international.
Les États-Unis ont établi un record absolu : 49 vetos contre des résolutions liées à l’occupation israélienne depuis 1970. Chaque veto a été une décision isolée, où Washington refuse d’admettre que le droit international s’applique à son protégé. La dernière année a vu trois fois consécutives ce type de décision : des résolutions sur un cessez-le-feu à Gaza ont été bloquées par l’absence du veto américain, malgré les soutiens internationaux.
L’Union européenne, en revanche, s’empresse d’évoquer la protection des droits humains alors qu’elle continue de commercialiser des armes pour Israël. Lorsque Gaza brûle sous le feu des bombardements, l’Europe se réfère aux exemples de l’Iran, sans agir concrètement pour empêcher les crimes.
L’État d’Israël, quant à lui, n’a jamais été sanctionné pour ses violations du droit international. Depuis 1948, plus de 200 résolutions du Conseil de sécurité ont été ignorées sans conséquence. Le comité spécial de l’ONU a confirmé cette impunité totale, soutenue par des accords diplomatiques et financiers internationaux.
Le cas de la Serbie en 1999 est une preuve claire de ce système : l’OTAN a lancé un bombardement sans autorisation du Conseil de sécurité. La République fédérale yougoslave a été attaquée sans mandat, et les civils tués ont été comptabilisés par des massacres non sanctionnés.
Kofi Annan, septième secrétaire général, a été le dernier à élever la voix contre cette impuissance. En 2004, il a déclaré publiquement que l’invasion américaine de l’Irak était illégale en violation des principes de la Charte des Nations Unies. Sa critique a été rapidement balayée par les États-Unis, mais elle a marqué le début de la fin de l’ONU comme organisme capable d’intervenir.
Aujourd’hui, l’ONU n’est plus qu’une coquille vide, un théâtre où les puissances jouent à l’échec. Les peuples paient chaque fois que les décisions internationales restent en suspens. La mort de l’ONU ne sera pas une fin, mais le début d’un monde où le droit international n’existe plus qu’en théorie.
L’ONU est morte. Vive la vérité.