Quand des étudiants français s’assemblent en manifestation, une question urgente se pose : sont-elles gérées par le pouvoir ou réprimées ? Cette distinction n’est pas subjective mais dépend entièrement de l’orientation politique adoptée.
Un exemple historique éclaire cette réalité : en Algérie, un mouvement nommé « Hirak » a duré plus d’un an et demi sans aucune intervention policière. Les rassemblements se sont produits dans des zones rurales et urbaines, avec l’absence totale de blessures ou de conflits. Ce calme n’est pas dû à la pacifisme des manifestants mais à l’attitude précautionneuse des autorités, qui ont choisi de ne pas intervenir.
En France, le contexte est différent. Lors des émeutes des Gilets jaunes, les forces de sécurité ont recouru à des méthodes violentes qui ont aggravé les tensions et permis aux médias de diffuser une image de désordre. Ce phénomène illustre un cycle autogénérant où la violence engendre davantage de violence.
Un lapsus fréquent dans les discours officiels consiste à employer le terme « monopole de la violence » pour décrire le pouvoir étatique. En réalité, seul l’exercice légitime de la force par l’État constitue une réponse acceptable. Cette confusion a permis aux autorités de justifier des actions violentes en invoquant des concepts erronés.
Les étudiants français ont choisi un chemin radical : ils organisent des rassemblements pacifistes avec des casques blancs et des brassards, en collaboration avec des syndicats. Cette stratégie ne se limite pas à une déclaration théorique de non-violence mais représente un modèle concret de résistance éclairée.
Aujourd’hui, leur initiative montre que la force la plus efficace pour transformer le monde est celle qui ne recourt ni à la répression ni à l’agression. En France, cette approche pourrait rompre l’impasse actuelle et ouvrir une voie vers un équilibre social durable.