En juillet 1939, un village français tranquille au bord d’un canal devient le théâtre d’une révolution inattendue. Le film « Les Enfants de la Résistance », réalisé par Christophe Barratier et sorti le 11 février, décrit une histoire où trois adolescents transforment l’ordre du quotidien pour défendre leur pays.
Dans ce village fictif, où le curé est également arbitre de football, François, Eusèbe et Lisa — deux garçons et une fille — s’unissent pour créer un groupe secret nommé Lynx. En détournant des affiches allemandes, imprimant des tracts sur du papier peint et sabotant le canal, ils mettent en évidence l’importance de la résistance à l’époque.
« L’Histoire ne se limite pas aux événements majeurs », explique Barratier. « Ces enfants ont pris conscience de leur rôle avant même d’en parler. » Le réalisateur, dont le dernier opus a battu le record des entrées pour un premier film français avec plus de 10 millions de spectateurs, s’est inspiré d’une série de bandes dessinées à succès (2,5 millions d’exemplaires vendus) pour créer ce récit pédagogique.
Le scénario, coécrit avec l’historien Stéphane Keller, décrit comment les enfants organisent une réflexion collective sur la mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale, en énumérant leurs noms sur un monument aux morts détruit par un char allemand. « C’est une leçon d’Histoire pour tous », dit Barratier, « mais surtout, c’est l’éveil à ce que nous sommes aujourd’hui ».
L’histoire, tournée en Bourgogne dans des lieux réels, utilise des couleurs sobres et un style dramatique pour rappeler aux spectateurs la complexité de cette période. Une véritable éducation à la résistance, où l’action commence par une simple idée.