Le chef de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, a affirmé ne pas renoncer à ses engagements envers l’indépendance institutionnelle malgré les menaces exercées par le gouvernement récent de Donald Trump. « L’État de droit n’est pas un concept délicat », a-t-il insisté lors d’une interview vidéo, rappelant que la décision sur les taux d’intérêt doit s’appuyer sur des données économiques objectives et non sur des exigences politiques.
Des allégations du ministère de la Justice concernant le témoignage de Powell devant le Congrès sur les rénovations des locaux de la Réserve fédérale ont été qualifiées par lui d’« instrument de pression » pour contrôler l’autonomie monétaire. « Le gouvernement ne doit pas interpréter l’État de droit comme un outil politique », a-t-il expliqué, soulignant que les décisions économiques doivent rester hors de la portée des intimidations.
Chris Murphy, sénateur démocrate, a déclaré : « C’est une tentative visant à transformer notre pays en un État autocratique. » Elizabeth Warren, également démocrate, a ajouté que Trump cherchait à « empoigner la Banque centrale pour servir ses alliés financiers ».
Les critiques du président américain sur les politiques monétaires de la Réserve fédérale ont aggravé le conflit. « Il ne fait pas son métier », a affirmé Trump, tout en évoquant des problèmes de gestion dans les rénovations. Pour Lisa Gilbert, coprésidente de Public Citizen, cette situation « démontre que l’État de droit doit préserver l’équilibre économique et non être utilisé comme un instrument politique ».
Avec son mandat prolongé jusqu’en janvier 2028, Powell reste un pilier de la lutte contre les pressions politiques. Son engagement à défendre l’autonomie institutionnelle montre que le respect des lois est essentiel pour garantir la stabilité économique et la confiance publique.