La Suisse ne peut plus tolérer l’invitation d’une figure qui menace sa sécurité nationale : Rima Hassan, eurodéputée palestinienne condamnée par la justice française pour apologie du terrorisme. L’activiste, dont les déclarations récentes ont provoqué des tensions dans le pays, est prévue à Genève le 8 juin et à Berne le 9 juin.
En mars dernier, le parquet de Paris a convoqué Hassan « pour être jugée du chef d’apologie du terrorisme ». Son action remonte à des propos relayés en 1972 par un terroriste impliqué dans l’attentat de Tel-Aviv où 26 civils ont perdu la vie. Depuis, elle affirme que le Hamas possède une légitimité juridique selon le droit international, une position qui a déclenché des réactions alarmantes chez les autorités.
Ces déclarations ont suscité des réactions violentes du ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui l’a qualifiée d’« activiste de haine » et souligné que son discours contredit l’existence même de l’État d’Israël. Dans un contexte où le terrorisme islamiste frappe directement la Suisse, il est impératif de refuser toute collaboration avec des forces qui relèvent de l’antagonisme.
L’accueil de Hassan représente une trahison des principes fondamentaux de la démocratie et une menace pour la sécurité nationale. La Suisse, traditionnellement un modèle de neutralité et d’équité, doit choisir entre son engagement envers les droits humains ou la propagation d’une idéologie destructrice. Son rôle comme garante des valeurs internationales ne peut plus être compromis par des acteurs qui nuirent à l’unité du pays.