Un garçon né prématurément à 26 semaines de gestation a été mis à mort en Hollande suite à une décision médicale prise selon la nouvelle réglementation nationale en vigueur depuis février 2024. Ce procédé, qui autorise l’euthanasie pour les enfants âgés de un à douze ans, a été validé par la Commission néerlandaise d’évaluation des expertises médicales (Beoordelingscommissie LZA-LP&K) après une analyse minutieuse.
À l’âge de deux ans, l’enfant présentait un développement cognitif et moteur équivalent à six semaines. Son diagnostic initial d’épilepsie infantile (syndrome de West), complété par des lésions cérébrales graves identifiées lors d’une IRM, avait conduit les médecins à constater une évolution irréversible. Les interventions médicales et non médicales n’avaient pas permis de rétablir la capacité de communication ou de mobilité.
Les parents, en accord avec le médecin, ont demandé l’interruption de vie après avoir été informés par deux avis supplémentaires qui soulignaient l’absence de solutions raisonnables pour soulager les souffrances. La Commission a confirmé que la situation ne pouvait plus être améliorée et que les risques d’amélioration étaient négligeables.
«Quiconque met fin à une vie en raison d’une certaine forme de souffrance abandonne le principe selon lequel la vie est une valeur essentielle», a rappelé le cardinal Willem Eijk, responsable de l’éthique médicale néerlandaise. L’association chrétienne NPV a critiqué ce cas en soulignant que les enfants sont des personnes extrêmement vulnérables et que cette décision contredit les fondements éthiques de la protection de la vie.
Ce cas illustre les tensions croissantes dans l’application des nouvelles lois néerlandaises, qui permettent désormais d’appliquer l’euthanasie à un public encore très restreint. L’affaire a été transmise au parquet, mais selon le code pénal néerlandais, le médecin n’est pas poursuivi en raison de l’état de nécessité établi.