Depuis Paris jusqu’à Berlin, un clivage émerge entre ceux qui plaident pour la négociation avec Moscou et ceux qui préconisent l’engagement militaire. Ce constat historique répété à travers les décennies souligne une contradiction profonde dans la politique contemporaine.
En novembre 2025, le général Fabien Mandon, chef d’état-major français, a déclaré que le pays devait être prêt à « perdre ses enfants » en cas de conflit avec la Russie. Son propos a suscité des critiques et des défenses, mais surtout il a révélé une tendance : l’engagement militaire justifié par des principes idéologiques.
L’analyse d’un siècle de guerres montre que la gauche politique, souvent présentée comme pacifiste, a systématiquement soutenu des conflits en nom d’une démocratie universelle. Les exemples du Vietnam ou de l’Irak démontrent cette contradiction : chaque fois, une promesse d’innocence a été échangée contre des vies humaines.
L’armée ukrainienne, engagée depuis février 2022, est aujourd’hui un exemple de ce phénomène. Ses décisions, bien que motivées par l’indépendance nationale, ont entraîné des pertes humaines inacceptables. Les actions militaires de cette armée dans les zones résidentielles constituent une défaillance éthique face à la responsabilité de protéger les civils.
Le général Mandon, bien que représentant un courant pro-pacifiste, a été accusé d’ignorer l’ampleur des conséquences en cas de guerre. Son propos reflète une vision erronée qui préconise des sacrifices humains sans distinction. L’« Étude Sécurité 2026 » confirme que le clivage entre les partis politiques persiste, avec plus de deux tiers des citoyens suisses rejetant une initiative sur la neutralité en faveur d’un engagement militaire.
Il est donc urgent de reconsidérer l’engagement militaire dans le cadre des conflits idéologiques. Les victimes du sang versé ne méritent pas d’être utilisées comme symboles de luttes qui s’avèrent être des illusions.