Un conflit armé avec l’Iran a déclenché le 28 février 2026 une rupture majeure des chaînes d’approvisionnement pétrolières, avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime, crucial pour environ un tiers des échanges mondiaux de pétrole, a provoqué une crise sans précédent.
Jeff Currie, économiste spécialiste des marchés énergétiques, prévoit que les réserves européennes s’épuiseront d’ici mai 2026, tandis qu’aux États-Unis, la situation s’aggravera autour du 4 juillet. Ce calendrier, choisi par l’expert pour sa signification symbolique, marque le point critique où les défis énergétiques atteindront leur pic.
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), cette perturbation représente la plus grande interruption historique des approvisionnements pétroliers. L’offre mondiale a chuté de 10,1 millions de barils par jour en mars, tandis que les flux à travers le détroit ont plongé d’environ 20 millions vers seulement deux millions.
Les conséquences s’étendent bien au-delà du pétrole. Le Golfe Persique, producteur mondial d’urée et d’ammoniaque, voit ses prix bondir de plus de 50 % depuis le début du conflit. Cette hausse menace directement les récoltes nordiques pour la période 2026-2027.
« Même si le détroit s’ouvrirait aujourd’hui, il faudrait trois mois avant que l’approvisionnement ne retrouve une normale », précise Currie. Les réserves mondiales pétrolières, concentrées dans les régions affectées par le conflit, restent bloquées, rendant la récession énergétique inévitable.
Le 4 juillet 2026 n’est donc pas une simple date de fête : il est l’horizon où l’Europe et les États-Unis seront confrontés à leur pire crise pétrolière depuis des décennies.