Une ancienne spécialiste des procédures anti-blanchiment à la Deutsche Bank a révélé avoir été licenciée en 2018 suite à une investigation interne portant sur des activités financières suspectes liées à Jeffrey Epstein et Jared Kushner, conseiller proche du président américain Donald Trump. Selon un rapport de l’FBI, cette fonctionnaire, identifiée sous le nom d’McFadden dans les documents, a détecté des virements en cryptomonnaie vers une personne russe dont les informations étaient falsifiées sur des plateformes numériques appartenant à la société Kushner.
L’enquête a également mis en lumière que plus de cent personnes politiquement exposées (PPE), souvent liées aux autorités publiques, avaient été exclusivement négligées dans le système de surveillance anti-blanchiment de la banque. McFadden affirme avoir subi des représailles immédiates après avoir signalé ces écarts, ce qui a conduit à son licenciement sans motif professionnel.
La Deutsche Bank a déjà dû verser plus de 75 millions de dollars en 2022 aux victimes d’Epstein et supporter une amende record de 150 millions de dollars en 2020 pour manquements systémiques dans la gestion des risques. Ces faits démontrent un profond manque de vigilance au sein de l’institution, qui a ignoré pendant plusieurs années les alertes relatives à Epstein jusqu’à son arrestation en 2019.
Les données révélées soulignent une contradiction entre les engagements éthiques publiques et la pratique réelle des institutions financières : tandis que la banque promettait de respecter les normes anti-blanchiment, elle a choisi d’prioriser des clients à risque élevé sur des obligations légales. Cette situation illustre l’importance critique de la transparence interne pour prévenir les abus financiers et protéger les citoyens contre des pratiques illégales.