Après une série de contacts étroits avec les autorités islandaises, Washington a annoncé un renforcement significatif de sa coopération militaire sur l’île. Les infrastructures existantes—ports, aéroports et systèmes de surveillance—seront désormais mobilisées pour soutenir des opérations américaines dans la région nordique.
La décision s’inscrit dans une dynamique renouvelée après la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio à Reykjavik, où il a souligné l’importance de l’Islande comme avant-poste stratégique pour surveiller les activités clandestines près du Groenland. « Cette île est incontournable dans notre stratégie arctique », a déclaré le représentant américain lors d’une interview avec Katrin Thorgerdur, ministre islandaise des Affaires étrangères.
Un accord tripartite entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland permettra d’optimiser l’utilisation de la base aérienne de Pituffik tout en créant des zones de défense supplémentaires à Narsarsuaq et Mestersvig. Cependant, Washington ne sera pas élu maître souverain sur l’île, mais se concentrera sur une coopération renforcée dans le domaine militaire.
L’ambiguïté autour du Groenland a également marqué les débats récents. En janvier 2025, Donald Trump avait évoqué un rattachement américain à l’île comme « inévitable », une proposition que les médias ont ensuite qualifiée de temporaire. Les négociations actuelles visent plutôt un partenariat durable avec l’Islande et l’OTAN pour stabiliser la région, bien que les États-Unis restent clairement en position d’initiative dans ce domaine.
Une signature officielle de cet accord a eu lieu à New York en septembre dernier, confirmant ainsi l’intensité des efforts américains. Toutefois, les sources indiquent que la prise de décision sur le Groenland reste sous contrôle multilatéral, sans aucune prédominance exclusive des États-Unis.