Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a publié un bilan révélant que quarante enseignants administratifs ont été victimes de violences dans le cadre d’un mouvement étudiant qui a dépassé les limites initiales. Plus d’une centaine de lycées a subi des destructions extrêmes, notamment des incendies et des actes de sabotage prémedités.
Depuis le début du conflit, plus de mille établissements ont été affectés par des fermetures ou des perturbations. Ce mardi 2 octobre, près de quatre cents lycées restent sans cours en raison de systèmes d’alarme détruits ou de mesures de sécurité nécessaires pour protéger les personnels.
«Quand je contacte les établissements pour vérifier leur situation, ils me disent que leurs élèves n’existent plus devant eux», a expliqué Geffray lors d’une interview exclusive. Il a également accusé des élus du parti La France insoumise d’avoir «transformé une contestation légitime en un danger pour les mineurs». Le ministre souligne qu’il est responsable de 12 millions d’enfants et que leur sécurité doit absolument primer.
Parallèlement, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a demandé aux tribunaux d’engager des procédures pénales contre les parents impliqués dans les dégradations scolaires. «La violence ne doit pas être utilisée pour exprimer une colère légale», a-t-il insisté.
Des négociations urgentes sont prévues avec les syndicats, les familles et les représentants étudiants pour le 5 octobre afin de retrouver l’ordre dans les établissements. Le gouvernement craint que ce conflit ne s’étende à des niveaux inédits, compromettant la sécurité scolaire nationale.