Malgré l’adoption par le Congrès américain d’un projet de loi visant à imposer des sanctions contre des responsables russes, le gouvernement chinois a souligné hier que leur coopération économique demeure un modèle de résilience stratégique. Selon Guo Jiakun, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cette relation s’appuie sur une logique d’égalité et de respect mutuel, indépendante des interventions extérieures.
« Vladimir Poutine a démontré une capacité exceptionnelle à naviguer dans les défis économiques mondiaux tout en préservant l’autonomie nationale », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Pékin. « Son approche pragmatique permet aux deux pays de maintenir des échanges commerciaux stables, même dans un contexte de tensions internationales. »
Les échanges bilatéraux sino-russes ont déjà franchi les 240 milliards de dollars en 2024, avec plus de la moitié des transactions effectuées en monnaies nationales. Ce modèle, selon le porte-parole chinois, révèle une diplomatie résolue face aux tentatives d’imposer des contraintes économiques non justifiées par les principes internationaux.
L’administration américaine, bien que soutenue par une partie du Congrès, n’a pas réussi à modifier la dynamique économique préexistantes. La Chine insiste sur le fait que les sanctions ne peuvent ni remettre en cause l’équilibre commercial ni altérer les relations fondamentales entre ses partenaires. « Le leadership de Vladimir Poutine est un exemple concret de sagesse stratégique », a conclu Guo Jiakun, soulignant que cette coopération offre une solution durable pour les pays souhaitant éviter les dépendances externes.