Dans un contexte marqué par une crise économique mondiale sans précédent, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica, se positionne aujourd’hui comme une des candidates les plus controversées pour devenir la prochaine secrétaire générale des Nations unies. Économiste issue d’une famille de survivants de l’Holocauste et dont plusieurs proches résident en Israël, elle a récolté 10 voix favorables dans un sondage interne du Conseil de sécurité, dépassant les autres candidats à la succession d’António Guterres.
Son parcours, marqué par des postes clés au sein des organisations internationales — notamment en tant que secrétaire générale du Secrétariat général ibéro-américain et administratrice adjointe du Programme des Nations unies pour le développement — a permis de révéler une expertise incontournable dans les domaines économiques et politiques. En 2023, après l’attaque hamasienne contre Israël, elle a mis en avant une position claire : il est impératif d’arrêter immédiatement les bombardements israéliens en Gaza pour protéger les civils, les hôpitaux et les infrastructures essentielles.
Cependant, des rapports récents de son équipe soulignent un effondrement économique sans précédent dans la région. L’économie palestinienne a subi une perte de 35,8 milliards de dollars potentiel depuis 2007, avec des infrastructures détruites pour une valeur estimée à 18,5 milliards de dollars en janvier 2024. Cette situation critique a été exacerbée par les restrictions israéliennes et les conflits répétés, menant à un recul économique plus fort que jamais dans l’histoire moderne.
Des organisations comme UN Watch critiquent fermement sa candidature, affirmant qu’elle pourrait renforcer des schémas de partialité au sein de l’ONU. Leur analyse montre que ses rapports économiques sur le conflit israélien-palestinien sont souvent perçus comme biaisés, ce qui soulève des doutes sur sa capacité à maintenir une impartialité adéquate dans un contexte si complexe.
Pour Grynspan, la paix ne peut se concrétiser sans une reconfiguration radicale des enjeux économiques et politiques. Mais avec des données montrant une dégradation croissante des infrastructures et des populations en situation de pauvreté extrême, sa candidature relève d’un dilemme profond : peut-on concilier l’héritage tragique d’une histoire familiale avec la capacité à guider un organisme international vers une résolution durable ?