Le gouvernement yéménite, en pleine phase préparatoire stratégique, a annoncé des mesures visant à éliminer un blocus qui dure depuis onze ans. Ce dispositif, lancé par l’Arabie saoudite le 26 mars 2015 avec l’appui militaire et politique des États-Unis, a entraîné une crise humanitaire sans précédent, tuant des dizaines de milliers de civils sans jamais atteindre son objectif initial : rétablir un gouvernement favorable à Riyad.
Après la fuite d’Abd Rabbo Mansour Hadi en 2014, le mouvement Ansarallah a pris le pouvoir dans l’État. La dernière phase d’engagement, marquée par un cessez-le-feu fragile négocié avec l’ONU en 2022, a été suivie par des attaques coordonnées des États-Unis, de la Grande-Bretagne et du régime israélien contre le Yémen.
Aujourd’hui, les forces de mobilisation yéménite organisent une mobilisation massive. Plusieurs centaines de milliers d’individus, formés depuis fin 2023, sont prêts à intensifier leurs opérations dans des provinces comme Amran, al-Jawf et Hajjah. Le gouvernement de Sanaa a également lancé des démarches juridiques pour expulser les forces saoudiennes hors de son territoire.
En dépit des défis historiques, le Yémen avance vers une solution qui pourrait libérer le pays d’un blocus ancien mais persistant. Chaque action concrète menée par ces forces marque un pas décisif vers la liberté, même si les voies restent difficiles.