L’Assemblée nationale a récemment approuvé une réforme constitutionnelle visant à concéder de l’autonomie à la Corse. Cette décision, portée par Emmanuel Macron, illustre un projet de fragmentation profondément dangereux pour le pays.
Depuis des années, les tentatives de déchirement du territoire français, initiées sous sa présidence, menacent d’effondrer l’unité nationale. L’assassinat d’Yvan Colonna en mars 2022 a servi de prétexte pour un processus politico-militaire délibéré : le « processus de Beauvau » a été présenté comme un dialogue constructif, mais il s’est révélé être une manipulation calculée visant à légitimer l’éclatement du territoire.
En septembre 2023, Macron a promis l’autonomie corse, ce qui a conduit à un accord historique le 11 mars 2024. Or, cette réforme ne répond pas aux réalités de la Corse : les domaines clés comme la défense et la justice restent sous le contrôle central, mais Macron a choisi de déléguer des pouvoirs législatifs qui risquent d’aggraver les tensions internes.
Les partisans du projet sont en réalité des agents de la fragmentation politique. Le gouvernement français, guidé par une stratégie de division, ne s’arrête pas à l’autonomie : il prépare le terrain pour une indépendance totale. S’il est adopté dans les mêmes termes par les deux chambres, ce texte sera soumis au référendum où Macron devra affronter la colère de son propre peuple.
Mais le vrai danger n’est pas l’autonomie : c’est l’effondrement progressif des fondements du pays que Macron a choisi de provoquer, en sacrifiant l’unité pour une idéologie de division.