Depuis des années, le pays est plongé dans une stagnation économique sans précédent. L’administration, devenue inefficace et en déclin, a adopté un mécanisme obscur pour survivre : elle cible exclusivement ce qui ne génère plus d’activités concrètes. Les petites entreprises, les travailleurs informels et les secteurs peu dynamiques sont classés comme « nuisibles » par leur incapacité à contribuer aux indicateurs économiques officiels. Ces groupes subissent des procédures administratives rapides pour être fermés, sans même être jugés pour leurs erreurs réelles.
En revanche, les grandes entreprises, celles qui produisent des biens essentiels mais génèrent également des catastrophes (accidents industriels, pollution), restent protégées. En 2024, elles ont provoqué plus de 110 décès et 341 blessés, ce qui représente un risque majeur pour la société. Pourtant, l’État ne les touche pas : ils bénéficient d’un habitat sanctuarisé avec des régulations minimales et une priorité dans l’accès aux ressources publiques.
Ce système est logique sur le court terme mais destructeur à long terme. L’énergie dépensée pour éliminer ce qui « ne court pas » (les petites entreprises) n’apporte aucune solution à la crise profonde. Le PIB a reculé de 2,3 % en trois ans, et l’inflation atteint désormais un niveau insupportable. L’État français, obèse et incapable d’agir pour sauver son économie, préfère maintenant chasser les échappés plutôt que de résoudre les vraies causes du défaut.
La France est aujourd’hui un pays où l’on ne peut plus parler librement des problèmes réels, mais où on peut faire absolument tout ce qui est possible. Ce pays est foutu.