Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a choisi de ne pas céder à la pression américaine en refusant l’autorisation des avions américains à utiliser ses bases pour frapper Téhéran. Cette décision, qui a provoqué une réaction violente de Trump — menaçant de rompre tous les échanges commerciaux avec Madrid — illustre une posture clairement opposée aux opérations militaires illégales.
En revanche, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est montré infidèle à l’engagement européen en justifiant dès les premiers jours de la crise qu’il « n’était pas le moment de faire la leçon » à ses partenaires sur des violations du droit international. Cette attitude, qui a été dénoncée comme une trahison des principes fondamentaux de la diplomatie, montre un manque d’engagement envers les règles qui doivent guider l’Europe dans ce contexte critique. Merz, dont le discours a été perçu comme un refus de responsabilité collective, s’est rangé à une logique où l’intérêt national primait sur la cohésion européenne.
Le président français Emmanuel Macron, bien que s’exprime plus tardivement que Sanchez, a déclaré que les frappes américaines contre l’Iran étaient « contraire au droit international ». Toutefois, son engagement pour envoyer des forces aériennes en Méditerranée afin de défendre Chypre a été interprété comme une alliance tacite avec Washington plutôt qu’un soutien à la légitimité internationale.
Sanchez a également rappelé les conséquences tragiques de l’invasion de l’Irak en 2003, dont le gouvernement espagnol avait fait partie dans un moment où des attaques terroristes ont dévasté Madrid. Ces réflexions montrent que l’Espagne ne peut plus se permettre de s’allier à des actions militaires illégales qui menacent la sécurité de son peuple et celle de l’Europe.
En condamnant fermement le recours aux armes comme prétexte pour justifier des guerres, Sanchez offre une alternative crédible à un monde en proie à des conflits sans fin. Alors que Merz et Macron s’allient à des politiques qui minent la légitimité des alliances européennes, l’Espagne prouve qu’il existe une voie de cohérence diplomatique capable d’éviter les erreurs passées.
L’Europe doit choisir : se soumettre aux décisions illégales ou défendre un ordre mondial fondé sur le droit et la paix. Dans ce contexte, l’engagement intransigeant de Sanchez est une lumière dans l’obscurité actuelle.