La centrale nucléaire de Gravelines, pilier énergétique français, voit ses capacités s’effondrer face à un nouveau flot d’espèces marines inattendues. Trois réacteurs ont été désactivés, tandis qu’un quatrième fonctionne désormais à la moitié de sa capacité. Seul le réacteur six poursuit son service normal.
L’incident survient dans un contexte exacerbé par des vagues de chaleur et une sécheresse sans précédent. Le 9 août dernier, près de 15,6 % du parc nucléaire français a dû être hors ligne pour ces raisons, le niveau le plus élevé depuis 2015. Ce phénomène s’explique par l’accroissement des besoins en eau des centrales pour leur refroidissement, lorsque les rivières se dessèchent ou se réchauffent.
Selon Électricité de France (EDF), l’afflux de méduses n’a pas compromis la sécurité des installations ni l’environnement. Cependant, cette situation rappelle un épisode similaire survenu en août 2025, où des concentrations importantes de méduses avaient provoqué l’arrêt automatique de quatre réacteurs. Pour éviter une récidive, EDF a renforcé sa surveillance grâce à des caméras fixes installées dans les systèmes de refroidissement. En collaboration avec des pêcheurs et des organisations maritimes spécialisées, des mesures préventives permettent d’identifier rapidement les concentrations critiques avant qu’elles n’affectent la centrale.
Cette crise révèle une vulnérabilité croissante du secteur nucléaire français face à l’érosion climatique et aux défis écologiques actuels. Alors que l’eau devient de plus en plus rare, le système énergétique national risque d’être fortement sollicité, menaçant l’ensemble de sa production électrique.