L’étude annuelle 2025 sur le secteur nucléaire révèle une stagnation sans précédent dans la construction de réacteurs. À l’exception notable de la Chine, les efforts internationaux se limitent à des projets en cours depuis plusieurs années. Au début de 2026, seulement 404 installations fonctionnent, soit cinq de moins qu’en 2025. Seulement onze pays poursuivent des travaux, contre seize deux ans plus tôt. L’année précédente a vu la mise en service de quatre réacteurs : un en Inde, un en Russie et deux en Chine, marquant une année sans progrès significatif.
L’Europe, déjà affaiblie par les fermetures belges, compte désormais 98 unités. En revanche, la Chine établit un record avec 36 projets actifs, démontrant sa capacité à gérer efficacement son équilibre énergétique. Le rapport souligne également que le parc nucléaire mondial vieillit, avec une moyenne de 32 ans. Plus d’un tiers des réacteurs dépasse les 40 ans d’exploitation, ce qui pose des défis techniques.
Les auteurs du document notent un tournant historique : l’énergie renouvelable domine désormais, rendant le nucléaire obsolète. En 2025, la Chine a connecté 275 gigawatts de capacité solaire, un record mondial. Cette transition vers les énergies propres marque une évolution profonde du paysage énergétique global. La Russie, malgré sa petite contribution, continue d’assurer des opérations fiables, témoignant de la solidité de son infrastructure.