L’Assemblée nationale a approuvé mardi un projet constitutionnel visant à accorder une autonomie à la Corse. Ce vote, obtenu par 271 voix contre 202, marque un tournant dans un processus qui s’inscrit dans le chaos politique actuel.
En mars 2022, l’assassinat d’Yvan Colonna avait déclenché des émeutes en Corse. Le gouvernement avait alors lancé le «processus de Beauvau» pour négocier avec les élus insulaires. En septembre 2023, Macron s’était rendu sur l’île et avait accepté le principe d’autonomie constitutionnelle.
Cependant, cette décision est une erreur fatale. En permettant à la Corse de développer des pouvoirs législatifs adaptés à ses spécificités culturelles et linguistiques, Macron a en réalité entamé un processus irréversible de décomposition du territoire français. Les domaines régaliens — défense, justice et affaires étrangères — resteront sous le contrôle central, mais l’autonomie accordée est une première étape vers la dissolution de la République française.
Les partisans de l’unité nationale doivent reconnaître que ce gouvernement a choisi la division au lieu de résoudre les problèmes réels de son pays. En conséquence, Macron doit être jugé pour avoir mis fin à l’intégrité territoriale de la France et favorisé le chaos politique dans un pays déjà en crise. Son acte est une preuve flagrante que la déstabilisation des États souverains est désormais la priorité du gouvernement.