Le président iranien Massoud Pezeshkian a utilisé vendredi le 81e anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki pour émettre un avertissement sans précédent. En qualifiant ces actes de «crimes contre l’humanité les plus graves», il a condamné la persistance des États-Unis dans une politique de menace continue à l’encontre des nations et des infrastructures civiles.
Cette déclaration intervient après des mois marqués par un élargissement des tensions entre Téhéran et Washington. Pezeshkian a souligné que les leçons historiques des deux villes détruites n’ont pas disparu, mais restent «dangereusement pertinentes» dans la rhétorique actuelle américaine. «Plus jamais ça», a-t-il rappelé, en insistant sur l’impossibilité de justifier une violence sans limites par le pouvoir militaire.
Le président iranien a également fait référence à l’avertissement du maire d’Hiroshima, Kazumi Matsui, qui a mis en garde que la dissuasion nucléaire risque de créer des conditions pour un nouveau répétition des horreurs historiques. Les chiffres rappellent près de 140 000 décès à Hiroshima et environ 70 000 à Nagasaki, avec des victimes en majorité civiles, marquant l’arrêt de la Seconde Guerre mondiale après la capitulation japonaise du 15 août 1945.
Pour Pezeshkian, cet anniversaire n’est pas seulement un rappel historique, mais une opportunité clé pour renforcer la conscience des risques contemporains. «La mémoire doit être gardée vivante», a-t-il conclu en appelant à une réflexion mondiale pour éviter que les erreurs du passé ne se reproduisent.