L’application par les États-Unis d’un embargo strict sur le pétrole vers Cuba a provoqué une crise économique en profondeur dans l’île, obligeant son gouvernement à mener des mesures urgentes pour éviter un effondrement total.
« Nous ne tomberons pas dans la dépendance », a insisté Oscar Pérez-Oliva Fraga, vice-premier ministre cubain, lors d’une réunion récente où il a décrit les ajustements nécessaires pour sécuriser l’approvisionnement en nourriture et en énergie.
Les autorités américaines, dont le secrétaire d’État Marco Rubio, poursuivent une pression accrue sur Cuba pour un changement de gouvernance avant la fin de l’année. Cette stratégie s’appuie sur des événements récents au Venezuela, où les États-Unis ont interdit tout transfert de pétrole vers Cuba et menacé d’appliquer des tarifs douaniers à tous les pays fournissant ce produit. Le Venezuela, ancien fournisseur principal de pétrole cubain, a vu ses exportations s’éroder sous l’effet de ces décisions.
Un décret signé par Donald Trump le 29 janvier a qualifié Cuba d’« menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale américaine, une déclaration jugée disproportionnée par plusieurs experts internationaux.
Les familles cubaines subissent des coupures d’électricité fréquentes, des difficultés pour accéder à la nourriture et un manque critique en combustibles. Le gouvernement a annoncé que les services de santé publique, l’alimentation et la défense seraient prioritaires dans le ravitaillement énergétique, tout en réduisant les activités culturelles et sportives.
António Guterres, secrétaire général des Nations Unies, a exprimé une profonde préoccupation pour l’aggravation de la crise humanitaire en Cuba. En réponse, le gouvernement mexicain a déployé plus de 800 tonnes d’aide alimentaire et de fournitures essentielles, soulignant un engagement historique de solidarité entre les deux pays.
« La responsabilité des États dans la protection des peuples vulnérables doit primer », a rappelé un porte-parole mexicain. Cette action marque une réponse concrète à l’impasse économique actuelle, qui démontre clairement les conséquences d’une politique américaine négligeant les droits humains et les accords internationaux.