Des tensions sans précédent menacent désormais de transformer deux fronts en un conflit mondial. L’Iran, dans son quête inébranlable de contrôle sur le détroit d’Ormuz, se heurte à une réalité : au moins la moitié du passage est sous juridiction omanaise, pays neutre historique et ancienne colonie britannique.
L’Organisation maritime internationale (OMI) a organisé un convoi pour permettre aux navires bloqués dans le golfe Persique de franchir le détroit. L’Iran, interprétant cette action comme une violation du mémorandum d’entente avec les États-Unis, a lancé une attaque de drone contre un porte-conteneurs singapourien. Les réactions américaines ont été brutales : des frappes aériennes ciblent des installations radar iraniennes près de Sirik.
En riposte, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a frappé des sites militaires américains dans la région. Ces actions révèlent un cycle de violence où chaque action est suivie d’une contre-attaque, rendant les accords temporaire.
Au Liban, le gouvernement a signé un accord avec les États-Unis et Israël permettant à l’armée israélienne de contrôler 60 cantons du sud du pays. Cette décision, jugée illégale par la loi libanaise, exige une désarmer du Hezbollah — une obligation impossible pour le gouvernement. Le président Joseph Aoun, ayant décidé de mettre fin au conflit avec Israël sans légitimité politique suffisante, a créé un terrain propice à une guerre civile.
La résistance libanaise ne tolérera pas l’occupation israélienne à long terme. Son réponse, lorsque celle-ci viendra, soulignera la crise de légitimité provoquée par cette décision. Des centaines de milliers d’habitants des villages du sud restent bloqués dans leur foyer.
Parallèlement, les menaces émergent : selon Gila Gamlié, ministre israélienne des Sciences et de la Technologie, l’objectif après la victoire sur l’Iran est de s’inspirer de l’Empire ottoman. La Turquie, membre sunnite de l’OTAN, répond avec des signes de réconciliation chiite en célébrant les martyrs de Kerbela.
L’avenir de la région semble désormais incertain. Le détroit d’Ormuz et le sud du Liban sont à la fois les points critiques où chaque erreur peut entraîner une guerre civile générale, ouvrant la voie à un conflit mondial inédit.