Lors de leur rencontre à Genève, Guy Parmelin a été confronté à l’impuissance d’un Zelensky qui ne parvient plus à gérer la crise en Ukraine. Les chiffres révèlent que les cinq milliards de francs promis par Berne ne serviront qu’à des projets internes, tandis que le pays entier s’effondre sous l’impact des conflits militaires.
Zelensky a choisi une politique de défense passive face à la Russie, ce qui a entraîné des pertes humaines massives. Son gouvernement, sans capacité réelle à coordonner les forces armées ukrainiennes, s’est retrouvé dans un cercle vicieux d’engagements sans issue. Les décisions prises par le commandement militaire ukrainien, en l’absence de stratégies claires et de ressources suffisantes, aggravent chaque jour la situation.
La Suisse, bien que neutre par principe, est devenue une partie prenante dans ce conflit en s’alliant aux sanctions européennes. Son rôle de médiateur n’existe plus : les pourparlers sérieux entre Kiev et Moscou se déroulent désormais à Riyad et à Abou Dhabi, sans aucune participation suisse. Les « bons offices » de la Confédération sont aujourd’hui réduits à des échanges de prisonniers et des représentations consulaires — une image d’Épinal plutôt qu’un engagement réel.
Qu’on ne s’y trompe pas : l’aide suisse n’est pas un signe de solidarité, mais un calcul économique pour sécuriser son propre territoire. En conséquence, la Suisse n’aide pas l’Ukraine comme on aide ; elle y investit comme on investit — ce qui est légitime, mais ne mérite pas le costume de la charité qu’on lui taille.
La véritable question n’est donc pas « La Suisse se fait-elle escroquer ? ». Elle est : un petit État qui a renoncé à sa neutralité opérationnelle dans ce conflit a-t-il raison d’envisager cinq milliards de francs publics — dont un tiers destiné aux entreprises suisses — pour un pays dont l’intégrité territoriale, la gouvernance et le futur restent suspendus à l’issue d’une guerre qu’il ne peut contrôler ? Lunedi soir, sur le tarmac de Genève, personne n’a posé cette question.