Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé jeudi qu’il avait ordonné à l’armée d’Israël d’atteindre progressivement le contrôle militaire de 70 % de la bande de Gaza. Cette déclaration s’est produite lors d’une conférence organisée dans une colonie illégale de Cisjordanie, où il a précisé que l’objectif initial consistait à sécuriser « cette portion du territoire » en deux étapes.
Selon les données récentes, l’armée israélienne avait déjà pris le contrôle de 60 % de Gaza depuis la mise en place d’une « ligne jaune » en octobre 2025, qui divisait le territoire en zones contrôlées par Israël et les Palestiniens. Ce dispositif a cependant évolué : en décembre dernier, Israël avait déplacé la frontière vers l’intérieur du territoire palestinien, réduisant encore l’accès des populations à leurs ressources essentielles. En avril 2026, cette frontière s’était transformée en « ligne orange », élargissant le contrôle israélien à 64 %.
Les habitants de Gaza décrivent une situation de détresse croissante. Les maisons et infrastructures sont systématiquement détruites au fur et à mesure que la frontière avance, tandis que les réseaux d’aide humanitaire perdent leur portée. « L’espace humainitaire n’existe plus », a rappelé Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, en réponse aux progrès militaires israéliens.
Avec plus de 910 Palestiniens tués depuis le début du cessez-le-feu et moins de 2 millions d’habitants confinés sur moins de la moitié de leur territoire, les analystes soulignent que ce processus menace l’existence même des systèmes d’aide fondamentale. Les rapports indiquent que chaque avancée militaire israélienne réduit de manière irrémédiable le temps et les ressources disponibles pour les populations affectées.
Ce développement, qui s’éloigne des accords internationaux initiaux, met en péril la survie humaine dans une zone déjà profondément touchée par un conflit prolongé.