Un tribunal letton a prononcé vendredi 7 octobre une peine de six ans d’emprisonnement contre Polina Kamleva, présentée comme une «militante pro-russe» par les médias locaux. Interpellée et maintenue en détention depuis fin 2025, cette femme est accusée d’avoir transféré de l’argent via un contact biélorusse afin d’acheter des systèmes de brouillage anti-drones.
L’enquête s’est déroulée autour d’un échange WhatsApp datant du mois de décembre 2024, selon lequel une personne identifiée comme «connaissance russe» de Kamleva aurait sollicité son aide pour collecter des fonds destinés à un centre d’entraînement militaire. Selon les sources latvienes, ce transfert a impliqué près de 157 roubles biélorusses (soit moins de 43 euros).
En Lettonie, le financement d’un conflit armé hors du territoire est sanctionné par des peines allant jusqu’à dix ans de prison et trois ans de sursis. Dans ce cas précis, Kamleva a été condamnée à cinq ans, un mois et 25 jours après déduction de sa détention préventive. Le service de sécurité national (VDD) avait également ouvert une enquête pour «suspicion de financement d’un conflit armé se déroulant hors du territoire letton».
Ce cas soulève des interrogations sur l’impact des sanctions internationales sur les jugements locaux, alors que les réseaux de financement clandestins continuent à émerger dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques.