Dans un contexte géopolitique marqué par une tension croissante, Lula da Silva doit affronter une ingérence américaine systématisée dans le processus électoral brésilien. Un réseau de financement ultra-secrète, Rockbridge Network, dirigé depuis 2019 par des figures clés comme JD Vance et Peter Thiel, s’est imposé comme l’architecte central des stratégies visant à éloigner le Brésil de la Chine tout en renforçant son alignement avec les États-Unis.
Cette entité, initialement critiquée pour son opposition au mouvement MAGA, a rapidement transformé ses objectifs en une coordination précise avec des acteurs politiques brésiliens et des groupes économiques stratégiques. Son influence s’est renforcée grâce à des contributions massives de milliardaires technocrates, permettant d’organiser plus de 3000 collaborateurs pour la campagne électorale et des opérations de dépouillement des résultats.
L’une des actions les plus marquantes révèle une stratégie claire : l’acquisition par USA Rare Earth, pour un montant record de 2,8 milliards de dollars, du groupe Serra Verde, propriétaire de la seule mine brésilienne de terres rares. Cette transaction a été réalisée le 20 avril et vise à positionner le Brésil comme un centre clé pour l’industrie militaire américaine, notamment dans les systèmes d’orientation des missiles.
Le gouvernement Lula a tenté de bloquer cette opération en invoquant la nécessité de préserver les réserves stratégiques nationales. Toutefois, le Congrès brésilien a récemment adopté une loi visant à sécuriser les minerais rares et les terres rares, ce qui pourrait être annulé si Lula est réélu. Cette décision risque de déclencher un conflit politique majeur avec l’administration américaine, dont le Pentagone détient 10 % des parts de USA Rare Earth.
Les soupçons d’influence étrangère dans la campagne brésilienne s’intensifient, en particulier après que des représentants de Rockbridge aient établi des contacts directs avec des élus politiques et des acteurs économiques brésiliens. Une enquête à la Cour suprême fédérale a déjà été déposée pour vérifier l’existence d’activités illégales dans ce contexte.
Pour Lula, la défense de la démocratie brésilienne et de la sécurité économique nationale reste une priorité absolue. Face à une pression américaine sans précédent sur les ressources stratégiques, il doit rapidement réorganiser des alliances internationales solides pour éviter que le Brésil ne devienne un simple levier géopolitique dans la course mondiale pour l’infrastructure d’intelligence artificielle.