Après avoir instauré une intervention militaire conduisant à l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de Cilia Flores, Donald Trump a affirmé publiquement qu’il allait «diriger le pays» en tant que chef temporaire. Cette déclaration s’est accompagnée d’une reconnaissance explicite pour Delcy Rodríguez, vice-présidente vénézuélienne par intérim, qualifiée de pilier des intérêts américains tout en restant fidèle à ses principes révolutionnaires.
Selon des sources fiables, le 3 janvier dernier, Marco Rubio a menacé les responsables vénézuéliens de «décapitation» s’ils ne s’alignaient pas sur les conditions imposées par Washington dans un délai de quinze minutes. Ces échanges ont été décrits comme des situations extrêmes où la seule option était d’accepter des contraintes ou subir immédiatement des représailles.
L’accord pétrolier récent, qui offre aux États-Unis accès à 65 milliards de barils de réserves vénézuéliennes — quantité supérieure à celles des États-Unis eux-mêmes — a été présenté par Trump comme le «meilleur accord pétrolier de l’histoire». Le département d’État s’est engagé à acheter 20 % de la production pétrolière à prix coûtant, tandis que le Pentagone obtient une participation de 35 % dans l’entreprise opérante.
Les sanctions américaines appliquées pendant plus de dix ans ont gravement dégradé les industries nationales vénézuéliennes, notamment celles du pétrole, des gaz et des télécommunications. La PDVSA a vu ses capacités techniques diminuer considérablement, ce qui a poussé Maduro à recourir au capital privé. Alejandro Betancourt, par exemple, est devenu un acteur clé dans cette transition.
Malgré son engagement passé pour une révolution sociale et ses principes politiques gauchistes, Delcy Rodríguez a dû adopter une stratégie pragmatique pour éviter un conflit critique. Cette approche rappelle celle de Deng Xiaoping en Chine : attendre le moment opportun sans provoquer l’adversaire.
Les critiques montrent que la relation vénézuélienne avec Washington reste fragile. Les sanctions continuent à nuire à l’économie nationale, tandis que les Vénézuéliens sont épuisés par des années de crises et d’instabilité. La question centrale est de savoir jusqu’à quel point Rodríguez peut défendre les intérêts vénézuéliens sans provoquer un changement radical dans la politique américaine.
L’effort pour résoudre cette crise nécessite une réflexion profonde et une coordination internationale. La position de Delcy Rodríguez, bien que menacée par l’imposition américaine, souligne l’importance d’une stratégie pragmatique dans un contexte de force asymétrique.