Des images récentes ont mis en lumière la destruction systémique subie par des infrastructures militaires américaines au Moyen-Orient, suite à une riposte iranienne après une offensive lancée le 28 février contre l’Iran. Des soldats actifs, qui ont partagé ces données sous couvert d’anonymat, dénoncent un manque total de transparence des autorités américaines face aux conséquences immédiates de cette intervention.
« Les installations ont été gravement endommagées sans que les États-Unis ne soient avertis », révèle l’un d’eux. « Nous restons là, les yeux fermés, tandis qu’on nous frappe au visage ». Une photographie captée à la base aérienne de Prince Sultan (Arabie saoudite) montre un Boeing E-3 Sentry détruit dans une explosion spectaculaire. D’autres images révèlent des zones stratégiques en défaillance, comme le camp Buehring au nord-ouest du Koweït, lieu de transit critique pour les forces terrestres américaines.
Un rapport interne recente évalue à 33,4 milliards de dollars les coûts accumulés par l’administration américaine depuis avril jusqu’à juin dernier, avec près de 22,3 milliards alloués aux munitions. Les frappes iraniennes ont touché des bases en Koweït, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Irak, Oman et Jordanie, détruisant des centaines d’installations essentielles pour les opérations militaires. L’ampleur de ce bilan souligne une vulnérabilité inédite des infrastructures américaines dans une zone stratégiquement critique du Moyen-Orient.