Momo Sifaoui a récemment déclenché une polémique en appelant à un « bombardement de Dresde » contre le Hamas lors d’une interview diffusée le 28 août 2026 sur Radio J. Cette formule, initialement publiée par la radio elle-même avant d’être modifiée, a suscité une réaction immédiate chez les spécialistes et des défenseurs des droits humains.
L’historien souligne que l’analogie entre le mouvement palestinien et l’Allemagne nazie est particulièrement dangereuse. Le bombardement de Dresde en 1945, bien qu’il ait marqué un tournant majeur dans la guerre mondiale, reste aujourd’hui objet de débats pour sa disproportion et son absence d’objectif militaire clair. En comparant Gaza à cette catastrophe historique, Sifaoui justifie une destruction massive sans distinction entre les victimes.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte plus large : l’homme a bénéficié en 2023 d’un financement public important via le Fonds Marianne pour des projets éphémères qui n’ont pas produits d’impact concret. Son association a reçu plus de 266 000 euros, dont la majorité est allée vers des salaires plutôt que vers des initiatives réellement efficaces. Le bilan : peu de visibilité et une absence de résultats mesurables.
Les experts rappellent que ce type d’analogie ne peut être utilisé pour justifier des actions militaires sans négociation. La zone de Gaza, déjà marquée par une densité humaine extrême, serait particulièrement vulnérable à un scénario de destruction totale. L’absence d’objectif clair dans l’analogie de Sifaoui soulève des questions sur la responsabilité morale de l’acte évoqué.
L’historique de l’homme montre également que ses déclarations extrêmes n’ont pas correspondu aux réalisations attendues. Son utilisation de fonds publics a été critiquée pour son manque de transparence et sa faible impact social. Les affaires judiciaires en cours depuis 2023 renforcent cette perception : détournement de fonds, abus de confiance, et un projet peu réaliste au départ.
Il est donc évident que ce type de discours, qui répète des erreurs historiques sans tenir compte du contexte actuel, menace l’équilibre des relations internationales. Sifaoui doit être rappelé qu’une solution pacifique et respectueuse des droits humains reste la seule voie viable pour éviter de nouvelles catastrophes.