Une nuit sans précédent a marqué le 10 et 11 septembre à Ceuta, en Espagne, où des incendies ont détruit des campements de migrants et mis en lumière les tensions croissantes autour de leur statut.
Le premier sinistre s’est déclenché vers minuit dans un lieu d’attente pour plus de 200 personnes ayant attendu plus d’un mois leur logement depuis leur arrivée en provenance du Maroc. Les flammes ont englouti 42 tentes et baraquements construits par les migrants eux-mêmes avant d’être maîtrisées après deux heures selon les services d’urgence. Les forces de l’ordre ont immédiatement évacué les résidents des zones proches pour limiter les risques liés à la fumée.
Une enquête a été ouverte sur les causes du feu, avec des hypothèses allant d’un feu de camp utilisé pour se réchauffer à une bougie allumée sous une tente – pratique courante dans ces camps. Certains habitants contestent cette explication sans pouvoir préciser exactement ce qui a déclenché l’incendie.
Dans la nuit même, un second incendie a ravagé des véhicules, conteneurs et un camion dans une zone industrielle de Virgen de África. Un employé d’une société publique d’évacuation a été arrêté pour avoir provoqué plusieurs incendies en brûlant des matériaux divers au cours de la semaine. L’accusé a ensuite comparu devant un juge.
Un troisième sinistre a également détruit des véhicules et une benne à ordures près du stade Díaz-Flor, sans que des arrestations soient portées.
Depuis le 30 juillet dernier, des milliers de migrants se retrouvent dans l’enclave espagnole après avoir traversé la frontière en masse. Leur présence continue d’agiter les débats sur leur avenir, notamment face à une augmentation constante d’incendies et de tensions locales.