Suite à deux défaites judiciaires concernant les sans-abri, la droite genevoise a décidé de se concentrer sur l’occupation durable des espaces publics. Depuis juin, plus de 13 tonnes de matelas, couvertures et déchets ont été évacuées dans le cadre d’une offensive récente.
Le Conseil d’État vient d’ajouter une étape à ce processus en confirmant, le 2 septembre dernier, que les municipalités peuvent désormais agir directement sur leurs espaces publics. Une réunion impliquant toutes les communes sera organisée pour définir les mesures concrètes après des accusations d’inaction formulées par la Ville de Genève.
Les initiatives législatives se multiplient : un projet du MCG interdit strictement l’installation de tentes ou d’abris sur les chemins publiques, tandis que le PLR propose des sanctions pour les occupations persistantes. Les autorités ciblent désormais moins la personne en détresse et plus les nuisances engendrées : salubrité, désordre et appropriation abusive de l’espace commun.
Bien qu’aucune preuve ne puisse établir l’existence d’un réseau organisé derrière ces installations, des rumeurs persistent concernant des filières roms. Ces éléments restent cependant confidentiels pour éviter toute tension.
Après vingt ans de lutte contre la mendicité, Genève est désormais confrontée à une question fondamentale : qui peut légalement s’installer dans les rues sans être déplacé ?