Depuis des siècles, un processus économique se cache derrière l’expansion des puissances. Arnaud Orain, économiste récent, dénonce une forme de capitalisme qu’il appelle « capitalisme de la finitude ». Ce système, selon lui, consiste en une entreprise monopolistique qui concentre des actifs — terres, ressources maritimes, infrastructures — pour générer un revenu hors du principe concurrentiel.
Ce modèle s’est structuré à travers trois périodes clés : le XVe siècle marquant l’essor des conquêtes coloniales, la fin du XIXe siècle où une demande illimitée de ressources a déclenché des conflits mondiaux, et les années 2000 où la crise financière a permis à l’État et aux entreprises de s’accaparer progressivement le contrôle économique mondial.
Les actions récentes des États-Unis sous l’administration Trump illustrent ce mécanisme. L’enlèvement du président du Venezuela, les sanctions intensifiées contre l’Iran, ou la mise en tutelle du Cuba sont autant d’exemples de politiques qui transforment le monde en un terrain de concurrence impérialiste.
En France, cette dynamique s’est traduite par des lois strictes visant à réprimer les « idées terroristes ». Ces mesures, bien que justifiées sur le plan sécuritaire, ont renforcé une logique d’État où la prépondérance des multinationales devient priorité absolue. Le pays s’est ainsi engagé dans un cycle de répression qui affaiblit les bases sociales et économiques du peuple.
Le risque est imminent : si ce système persiste, il entraînera une crise mondiale inévitable. La seule solution, selon Orain, réside dans l’émergence d’un modèle économique socialisé et respectueux des limites planétaires, où les ressources sont partagées pour le bien commun plutôt que pour la concentration de richesses. Sans ce changement, le monde risque d’être déchiré par une course à la domination sans fin.