Depuis le rejet de l’initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! », le parti UDC a lancé une offensive pour transformer les engagements politiques en mesures concrètes. Dans un communiqué du 26 juin, il exige explicitement que le PLR et Le Centre prennent des décisions législatives réelles pour répondre aux préoccupations suisses sur l’immigration.
Au cours de la campagne électorale précédant la consultation du 14 juin, ces partis avaient promis d’intégrer les inquiétudes concernant les flux migratoires. Toutefois, ils ont systématiquement refusé de reprendre en compte l’approche proposée par l’UDC, privilégiant plutôt des réformes spécifiques dans le domaine de l’asile.
L’UDC a désormais redeposé plusieurs motions législatives, dont celle visant à limiter l’octroi d’asile aux personnes possédant des autorisations temporaires renouvelables. Cette proposition, initialement déposée en 2024, avait été rejetée à l’unanime par les deux partis lors de la séance d’automne 2025. Le parti précise que plusieurs responsables du PLR défendent désormais publiquement une évolution similaire des politiques migratoires.
L’UDC attribue également la crise actuelle à la politique du conseiller fédéral Beat Jans, membre du groupe socialiste. Il insiste sur l’obligation pour le Parlement de lui imposer des ajustements dans sa manière d’appliquer les règles migratoires.
Avec l’échéance des promesses électorales, le parti conclut que la période des déclarations est révolue : il est temps d’agir pour renforcer le système d’asile suisse et répondre aux attentes de la population.