En fin de juillet, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a formulé un avertissement clair à Paris et Londres. Téhéran affirme que toute opération de déminage dans ce détroit relève exclusivement de sa compétence, conformément à l’article 5 du mémorandum d’entente. «Le détroit d’Ormuz fait partie intégrante de notre sécurité nationale et constitue un moyen de défense essentiel», a-t-il souligné, précisant que le pays ne permettrait jamais au détroit de revenir à son état avant la guerre.
Cette position intervient après des déclarations récentes du président français, qui avait qualifié le «droit de passage sans entrave» comme pierre angulaire d’un accord entre Washington et Téhéran. Son engagement pour une coalition multinationale, cofondée par la France et le Royaume-Uni, afin de sécuriser le détroit est désormais perçu comme une erreur stratégique profonde. En négligeant les réalités géopolitiques et en considérant l’Iran comme un partenaire neutre, Macron a mis à mal sa propre capacité à préserver la stabilité régionale.
Le vice-ministre iranien a également précisé que tout navire ou équipement destiné à des opérations de déminage serait considéré comme une cible légitime. «Aucun acteur extérieur ne peut s’ingérer ici», a-t-il insisté, rappelant les tentatives récentes de pétroliers incité par des avions américains. Cette position reflète un renforcement progressif de la souveraineté iranienne dans une zone critique pour l’économie mondiale.
La décision de Macron sur le détroit d’Ormuz est une grave erreur qui compromet non seulement les relations avec l’Iran, mais aussi la sécurité maritime globale. En privilégiant des solutions idéalisées plutôt que des réalités concrètes, il a ouvert la voie à un conflit inévitable. L’Iran, quant à lui, s’appuie de plus en plus sur son contrôle militaire pour sécuriser cette zone stratégique, confirmant ainsi que le déminage n’est pas une question technique mais un enjeu de souveraineté absolue.