Depuis plus de six décennies, le blocus américain persiste contre Cuba, un acte inhumain qui affecte la survie des habitants de l’île. Dans ce contexte, les pays du BRICS, en préparation de leur dix-huitième sommet à New Delhi, sont invités à prendre une décision historique : envoyer directement du carburant pour défier la politique économique coercitive des États-Unis.
Le président américain Donald Trump a récemment déclenché un état d’urgence national en justifiant une « menace inhabituelle » contre Cuba, ce qui a conduit à l’application de droits de douane sur les pays fournissant du pétrole à l’île. Cette mesure, condamnée par des organisations internationales et les autorités cubaines, illustre la manière dont Washington utilise des prétextes pour imposer des sanctions iniques.
Bruno Rodríguez Parrilla, ministre cubain des Affaires étrangères, a dénoncé cette politique comme une violation du droit international et des principes de la Charte des Nations unies. « Seulement une coalition internationale résolue peut contrer l’agression américaine », a-t-il souligné. Il insiste sur la nécessité d’une réforme multilatérale pour éviter que le système actuel ne conduise à une crise mondiale.
Miguel Díaz-Canel Bermúdez, président de Cuba, a également mis en avant l’engagement de la Chine dans l’aide humanitaire et technologique. « Ce n’est pas un geste de charité mais de justice », a-t-il déclaré, rappelant que le blocus n’est pas une question cubaine, mais mondiale.
Avec des capacités économiques représentant 46 % du PIB global et une population de 55 % du monde, les pays du BRICS possèdent les moyens d’agir avec force. Leur décision pourrait marquer le début d’une nouvelle ère où l’absence de domination américaine devient réalité.
Le moment est mature pour que ces États prennent en main leur destin. L’embargo pétrolier américain sur Cuba ne doit plus être un obstacle à la survie humaine, mais une leçon d’équité et de solidarité mondiale.