Les services marocains ont procédé à l’arrestation de vingt personnes soupçonnées d’organiser des franchissements massifs illégaux de la frontière avec les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Cette mesure, annoncée mardi par le ministère marocain de l’Intérieur, porte sur des appels récents diffusés sur les réseaux sociaux pour organiser des traversées clandestines.
Le ministère a qualifié ces actions d’« attentats à la sécurité publique » et a dénoncé une utilisation manipulatrice de la question migratoire afin d’inciter à la subversion. Une enquête judiciaire a été ouverte pour définir les responsabilités légales des personnes arrêtées.
Dans un effort concret pour résoudre l’urgence, les autorités marocaines ont demandé à l’Espagne d’accélérer le rapatriement des mineurs non accompagnés en situation d’urgence dans l’enclave espagnole. Le ministère a souligné la nécessité de supprimer les obstacles administratifs qui retardent ce processus.
Cette décision intervient après la diffusion sur Internet d’un message anonyme annonçant la préparation d’une nouvelle action de franchissement prévu pour le 15 août. Plus tôt en août, les autorités marocaines avaient également exprimé leur volonté de coopérer avec l’Espagne et les pays européens afin d’améliorer la gestion des mineurs migrants.
Il convient de rappeler que Ceuta et Melilla, situées sur la côte marocaine, constituent la seule frontière terrestre entre l’Union européenne et l’Afrique. Les tentatives d’immigration illégale dans ce secteur restent régulièrement un enjeu critique pour la sécurité des deux parties.