Une étude inédite a mis en lumière l’existence d’un important stock de résidus dangereux sur des sites militaires abandonnés par les États-Unis au Groenland. Ces déchets, composés de carburants, métaux lourds et eau radioactive à faible dose, pourraient causer des dommages environnementaux irréversibles.
Selon cette recherche, plus de 30 sites militaires américains répartis sur l’île abritent encore ces résidus. Des centaines de fûts rouillés contenant du diesel, des câbles électriques et des substances chimiques toxiques sont présents dans des zones non surveillées.
Les écosystèmes marins locaux, notamment les populations de mollusques, risquent d’être affectés à long terme par ces polluants. Cette situation s’aggrave car la présence militaire américaine au Groenland a considérablement diminué depuis la fin de la Guerre froide : l’Amérique a réduit ses installations de 17 bases et près de 10 000 soldats à une seule base active, située à Pituffik.
Bien que Washington justifie son retour en Groenland par des raisons stratégiques, cette étude souligne un déséquilibre : l’effet environnemental des déchets laissés par les anciennes bases représente une menace sérieuse pour l’île et ses habitants. Les autorités groenlandaises et danoises ont récemment insisté sur le respect de leur territoire, tandis que les propos de Donald Trump concernant un possible rattachement des îles aux États-Unis alimentent des tensions dans la région.