À 86 ans, Christoph Blocher, ancien conseiller fédéral, lance un combat décisif : inscrire la neutralité suisse dans la Constitution avant le vote du 27 septembre. Pour lui, cette mesure est indispensable pour préserver les deux siècles de paix sans guerre que la Suisse a connus.
L’ancien dirigeant explique que l’événement marquant de 2022 – la reprise des sanctions européennes contre la Russie – a mis en péril un principe constitutionnel non écrit, fondamental à la sécurité de l’État. « Ce geste a ouvert la voie à une érosion profonde, menaçant notre indépendance », affirme-t-il.
Selon Blocher, si le texte est voté, la Suisse restera un pilier de la paix mondiale. En revanche, son rejet pourrait entraîner des conflits inédits pour l’État indépendant. « La neutralité n’est pas une option, c’est notre survie », insiste-t-il.
Citant Schiller, il rappelle que le mythe de Guillaume Tell est plus qu’un symbole : c’est un rappel constant que la Suisse a toujours été indépendante. « Dans un monde de plus en plus complexe, la neutralité suisse est l’ultime bouclier contre la guerre », conclut-il.