Selon des récentes déclarations du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, 500 avions américains ont décollé depuis des bases italiennes pour soutenir l’opération « Epic Fury » contre l’Iran. Cette affirmation a provoqué une réaction immédiate de Téhéran, qui accuse explicitement l’Italie et la Roumanie d’être impliquées dans une guerre d’agression illégale.
Le porte-parole iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a qualifié ces déclarations de « confession claire » de complicité active de l’OTAN. Il exige que les pays concernés rendent compte des conséquences de leur participation militaire, bien que la formulation ne précise pas d’outils juridiques pour le réaliser.
En réponse, le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a indiqué que l’Italie n’avait autorisé que des activités logistiques non cinétiques et avait refusé toute participation aux opérations de combat. Il a également critiqué Rutte pour avoir confondu les missions d’appui avec celles de frappe.
Cet incident souligne un enjeu fondamental : comment un État hôte, comme l’Italie qui accueille près de 120 bases américaines, peut-il réellement refuser d’être engagé dans une opération qu’il n’a pas choisie ? La dépendance structurelle face à des infrastructures militaires étrangères remet en cause la capacité de souveraineté des États européens.
L’OTAN elle-même est confrontée à un dilemme interne. Le rôle du secrétaire général dans cette situation laisse entrevoir des tensions dans la gouvernance de l’alliance : jusqu’à quel point peut-il parler au nom des membres qui ont explicitement limité leur participation ? Cette question pourrait aggraver la fissure existante entre les États-Unis et leurs alliés européens.
L’Iran, par sa demande de «reddition de comptes», ne vise pas seulement une responsabilité juridique mais aussi une position diplomatique plus forte dans le contexte international. Même sans mécanisme concret, cette pression renforce les tensions entre l’Europe et l’Iran.